Historique

Découvrir Marcelle-Mallet

Nos outils changent, nos valeurs se perpétuent. Fondée en 1858, l’École Marcelle-Mallet est unique en son genre. Située dans le Vieux-Lévis sur un site enchanteur avec vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent et la Vieille Capitale, notre institution d’enseignement catholique perpétue la tradition et les valeurs de mère Marcelle Mallet, fondatrice des Sœurs de la Charité de Québec et de notre École. Riche de son héritage, notre maison d’éducation a su admirablement s’adapter aux époques et aux circonstances. Longtemps réservée aux filles, l’École Marcelle-Mallet est mixte depuis 1996. Les garçons comptent aujourd’hui pour plus de 40 % de nos effectifs.

La fondation du Couvent de Lévis

Le Couvent de Lévis doit son existence à Mgr Joseph-David Déziel, curé de Lévis, qui, après avoir bâti son église en 1850 et son collège en 1853, voulut aussi avoir son couvent. Soucieux de donner aux jeunes filles de sa paroisse une éducation solide et conforme à leur condition, il décide de confier cette œuvre aux Sœurs de la Charité de Québec et à sa fondatrice, Mère Marcelle Mallet. Le Couvent sera érigé à l’endroit choisi d’abord pour l’église paroissiale et appelé « Commune d’Aubigny ». Inaugurée le 22 septembre 1858, cette construction qui ne comportait alors que le corps principal, aura couté la somme de 14 412 $ !  Le 22 septembre 1858, Mère Mallet traversait le fleuve avec cinq de ses compagnes pour prendre possession de ce bâtiment nouvellement construit. Dès le 1er octobre, les premières élèves faisaient leur entrée. Au fil des ans, deux ailes s’ajouteront. En 1991, un gymnase souterrain sera construit devant l’édifice.

Biographie de notre fondatrice

Marcelle Mallet, née à la Côte-des-Neiges (Montréal), le 26 mars l805, connaît une enfance marquée par les deuils, des déménagements, la pauvreté, la dispersion de la famille. Après sa première communion, elle rejoint son unique frère, Narcisse, à Lachine, chez des parents adoptifs qui lui prodiguent tendresse et confort. Un brillant avenir lui est offert, aux dires de son frère, mais Marcelle a déjà fait un choix tout autre: consacrer sa vie à donner du bonheur à ceux qui n'en ont pas. En mai 1824, elle entre dans la congrégation des Soeurs Grises de Montréal, fondée par Marguerite d'Youville, à la spiritualité compatissante et active. 25 ans plus tard, quand l'Église de Québec veut établir dans la capitale une congrégation de Soeurs de la Charité, Mère Mallet s'offre comme fondatrice. Elle arrive à Québec, le 22 aout 1849, alors qu'une épidémie ravage la ville. Avec quelques compagnes, elle commence immédiatement son oeuvre de charité : soin des malades à domicile, visite des pauvres, hébergement des orphelines, aide aux séminaristes, ouverture d'un dispensaire pour les pauvres. Enfin Mère Mallet fonde cinq maisons d'éducation en dehors de Québec : d'abord à Cacouna, puis à Lévis, Deschambault, Plessisville et La Pocatière. Cette seule nomenclature de certaines des oeuvres mises sur pied par la fondatrice peut susciter beaucoup d'étonnement. Qui était donc Mère Marcelle Mallet?

 

Une femme de bonté

Voici comment Soeur St-Alphonse parle de la bonté de Mère Mallet qu'elle avait eue comme maîtresse des novices: « Qu'on se représente un coeur auquel la nature n'a rien refusé de ce qui pouvait le rendre bon, sensible, doux, bienveillant, aimant, que l'on suppose ensuite que toutes les tendres affections de ce coeur ont été transformées par la charité, et l'on aura le coeur de Mère Mallet. Ce trésor de tendresse qu'elle portait en elle paraissait sur tout son extérieur et sur toutes les personnes placées sous sa dépendance ou dans son amitié. Mère par le coeur, elle l'était encore dans ses paroles ou dans son regard. » Mais cette bonté, si louée par nombre de contemporains, n'avait rien de doucereux, car nous voici devant une femme d'un grand équilibre.

Une femme équilibrée

L'équilibre de Mère Mallet a été reconnu par les personnes qui l'ont côtoyée. Monseigneur Elzéar-Alexandre Taschereau, qui fit l'éloge funèbre de la bonne Mère, affirmait que la douceur de Mère Mallet tempérait sa fermeté, sa force de caractère, et que sa fermeté maintenait sa bonté, son indulgence dans de justes limites, empêchant cette bonté de dégénérer en faiblesse. Témoignage non équivoque d'une femme parvenue à un haut degré d'unification de son être.

L'héritage de Mère Mallet

Les héritiers et les héritières de ses enseignements communiquent le dévouement de Mère Mallet aux Associé(e)s à la congrégation, aux jeunes Ami(e)s de Marcelle-Mallet et à toutes les personnes avec lesquelles elles collaborent. Ils ont également reçu en partage son charisme de charité qu'elles traduisent en dévouement auprès des personnes dans le besoin, au Québec, aux États-Unis, au Japon, au Paraguay, en Argentine et en Uruguay. La cause de cette femme de Dieu est en cours de Rome en vue d'une éventuelle canonisation. Plusieurs affirment avoir reçu, par son intercession, réponse à des demandes d'ordre matériel. Plus nombreuses sont celles qui témoignent d'une transformation en profondeur de leur existence, comme cette dame qui écrit: « Depuis que je prie Mère Mallet, ma vie est plus douce. »